"Ma confiance dans la nature humaine ne va pas jusqu'à prétendre que toute vérité est bonne à dire tout le temps et à n'importe qui, certes non! Sans doute y a t il des circonstances où ne rien dire répondra à un besoin de patience, de prendre le temps, un besoin d'attendre le moment opportun, un besoin de réflexion, de bienveillance ou de vérification...
Je dis que si je choisis de dire quelque chose plutôt que de ne rien dire, j'ai besoin de contribuer au respect de la vérité et donc de ne pas la travestir par complaisance. Au fond, je me pose la question suivante : "Ais je envie d'ajouter à la confusion du monde?" L'astrophysicien Hubert Reeves dit que la pollution du monde ce n'est pas un grand problème, c'est sept milliards de petits problèmes. Il me semble que la confusion du monde, son chaos, son désordre, ce n'est pas un grand problème, c'est sept milliards de petits problèmes. Chacun de nous a ce choix et ce pourvoir dans sa vie quotidienne, tous les jours : contribuer ou non à la clarté, à la transparence, à la paix."
Cessez d'être gentil, soyez vrai! - page 182 (being real book)
vendredi 25 mars 2011
"J'entends souvent cette réaction lors de conférences ou d'ateliers : "Oui, mais ce n'est pas naturel de parler comme cela en sentiments et en besoins." Je crois qu'en fait, ce n'est pas habituel, alors qu'au fond cela nous est naturel.
Un enfant dira : "Je suis en colère parce que je veux aller jouer avec mes amis, je suis triste parce que je veux rester avec toi." C'est l'apprentissage de la vie sociale qui va l'amener à faire ou ne pas faire les choses "parce qu'il faut, parce qu'il est l'heure, parce que c'est normal, parce que c'est le programme.""
Cessez d'être gentil, soyez vrai! - page 181
Un enfant dira : "Je suis en colère parce que je veux aller jouer avec mes amis, je suis triste parce que je veux rester avec toi." C'est l'apprentissage de la vie sociale qui va l'amener à faire ou ne pas faire les choses "parce qu'il faut, parce qu'il est l'heure, parce que c'est normal, parce que c'est le programme.""
Cessez d'être gentil, soyez vrai! - page 181
"Quant à la gentillesse, entendons-nous bien sur le terme, je parle ici de la gentillesse/complaisance, une gentillesse d'attitude qui n'est pas portée par un véritable élan du cœur, le goût profond de donner et de contribuer avec joie au bien être de l'autre, mais qui est mobilisé par la peur de perdre, la peur du rejet, la peur de la critique, la peur de prendre sa place. Cette gentillesse-là est souvent un masque sec qui étouffe le son de la vérité, qui éponge le flot de la vitalité."
Derrière ce masque sec de gentillesse complaisante, nous risquons de nous habituer a vivre des rapports anémiés, aseptisés, que nous pouvons trés bien prendre pour de vrais rapports humains. Ainsi, si nous n'avons jamais bu que du coca-cola, nous pouvons passer notre vie sans imaginer que cela vaille la peine de gouter du vin."
Cessez d'être gentil, soyez vrai! - page 180 (being real book)
"la politesse, c'est l'indifférence organisée" (paul valery)
Derrière ce masque sec de gentillesse complaisante, nous risquons de nous habituer a vivre des rapports anémiés, aseptisés, que nous pouvons trés bien prendre pour de vrais rapports humains. Ainsi, si nous n'avons jamais bu que du coca-cola, nous pouvons passer notre vie sans imaginer que cela vaille la peine de gouter du vin."
Cessez d'être gentil, soyez vrai! - page 180 (being real book)
"la politesse, c'est l'indifférence organisée" (paul valery)
mardi 8 mars 2011
la vraie serenité du couple
"je suis à même de vivre et de trouver la joie sans toi, tu es à même de vivre et de trouver la joie sans moi, nous avons l'un et l'autre cette force et cette autonomie, et en même temps, nous aimons être ensemble parce que c'est encore plus joyeux de partager, d'échanger et d'être ensemble. Ensemble nous de tentons pas de combler nos manques, mais d'échanger de la plénitude!"
Cessez d'être gentil, soyez vrai! - page 127
Cessez d'être gentil, soyez vrai! - page 127
samedi 26 février 2011
Parler vrai, écouter vrai
Je crois de plus en plus que c'est la le manque fondamentale dont nous souffrons tant. Nous manquons de la présence nourrissante qui nait de la rencontre vraie. Nous manquons à la fois de la rencontre avec nous même et de la rencontre avec les autres.
Tant que nous ne savons pas que c'est cela que nous cherchons, nous tenterons de combler ce manque par toutes sortes d'artifices : nous nous griserons de travail, de conquêtes amoureuses, d"hyperactivisme, nous nous étourdirons dans la consommation, la possession, la séduction, nous nous abrutirons d'alcool, de drogue, de médicaments, de sexe ou de jeu, nous nous dissimulerons derrière les responsabilités, les devoirs, les concepts et les idées. Nous attendrons parfois désespérément un déclic miraculeux d'un atelier thérapeutique, d'un voyage au bout du monde, d"une expérience spirituelle, avant de découvrir, comme l'alchimiste de paulo coelho, que nous sommes assis sur notre trésor, que notre trésor est au cœur de la rencontre avec nous même, en nous même et en l'autre, qu'il n'existe pas d'autre bien à posséder, d'autre pouvoir à détenir, d'autre griserie à gouter, d'autre merveille à contempler que la rencontre; que c'est celle ci qui nous relie à nous même, aux autres, au monde, que nous ne sommes ni exclu ni séparé de rien si ce n'est par nos pensées divisantes.
Tant que nous ne savons pas que c'est cela que nous cherchons, nous tenterons de combler ce manque par toutes sortes d'artifices : nous nous griserons de travail, de conquêtes amoureuses, d"hyperactivisme, nous nous étourdirons dans la consommation, la possession, la séduction, nous nous abrutirons d'alcool, de drogue, de médicaments, de sexe ou de jeu, nous nous dissimulerons derrière les responsabilités, les devoirs, les concepts et les idées. Nous attendrons parfois désespérément un déclic miraculeux d'un atelier thérapeutique, d'un voyage au bout du monde, d"une expérience spirituelle, avant de découvrir, comme l'alchimiste de paulo coelho, que nous sommes assis sur notre trésor, que notre trésor est au cœur de la rencontre avec nous même, en nous même et en l'autre, qu'il n'existe pas d'autre bien à posséder, d'autre pouvoir à détenir, d'autre griserie à gouter, d'autre merveille à contempler que la rencontre; que c'est celle ci qui nous relie à nous même, aux autres, au monde, que nous ne sommes ni exclu ni séparé de rien si ce n'est par nos pensées divisantes.
samedi 11 décembre 2010
caligula - albert camus
- « Caligula, prince relativement aimable jusque là, s'aperçoit à la mort de Drusilla, sa sœur et sa maîtresse, que "les hommes meurent et ils ne sont pas heureux". Dès lors, obsédé par la quête de l'absolu, empoisonné de mépris et d'horreur, il tente d'exercer, par le meurtre et la perversion systématique de toutes les valeurs, une liberté dont il découvrira pour finir qu'elle n'est pas la bonne. Il récuse l'amitié et l'amour, la simple solidarité humaine, le bien et le mal. Il prend au mot ceux qui l'entourent, il les force à la logique, il nivelle tout autour de lui par la force de son refus et par la rage de destruction où l'entraîne sa passion de vivre.
Mais, en postulant que la vérité est de se révolter contre le destin, son erreur est de nier les hommes. On ne peut tout détruire sans se détruire soi-même. C'est pourquoi Caligula dépeuple le monde autour de lui et, fidèle à sa logique, fait ce qu'il faut pour armer contre lui ceux qui finiront par le tuer. Caligula est l'histoire d'un suicide interféré. C'est l'histoire des erreurs la plus humainement et la plus tragiquement retranscrite. Être infidèle à l'humain pour cause d'excessive fidélité à soi, Caligula consent à mourir après avoir compris qu'on ne peut se sauver seul et qu'on ne peut être libre contre les autres.
samedi 27 novembre 2010
Le corps reflète la philosophie de vie
"Tout homme est le batisseur d'un temple, appelé son corps, au dieu qu'il revère, suivant un style purement à lui, et il ne peut s'en tirer en ce contentant de marteler du marbre. Nous sommes tous sculpteurs et peintres, et nos materiaux sont notre chair, notre sang, nos os. Toutes pensée élevée commence sur-le-champ à affiner les traits d'un homme, toute vilenie ou sensualité à les abrutir." WALDEN Thoreau
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