samedi 11 décembre 2010

caligula - albert camus

« Caligula, prince relativement aimable jusque là, s'aperçoit à la mort de Drusilla, sa sœur et sa maîtresse, que "les hommes meurent et ils ne sont pas heureux". Dès lors, obsédé par la quête de l'absolu, empoisonné de mépris et d'horreur, il tente d'exercer, par le meurtre et la perversion systématique de toutes les valeurs, une liberté dont il découvrira pour finir qu'elle n'est pas la bonne. Il récuse l'amitié et l'amour, la simple solidarité humaine, le bien et le mal. Il prend au mot ceux qui l'entourent, il les force à la logique, il nivelle tout autour de lui par la force de son refus et par la rage de destruction où l'entraîne sa passion de vivre.

Mais, en postulant que la vérité est de se révolter contre le destin, son erreur est de nier les hommes. On ne peut tout détruire sans se détruire soi-même. C'est pourquoi Caligula dépeuple le monde autour de lui et, fidèle à sa logique, fait ce qu'il faut pour armer contre lui ceux qui finiront par le tuer. Caligula est l'histoire d'un suicide interféré. C'est l'histoire des erreurs la plus humainement et la plus tragiquement retranscrite. Être infidèle à l'humain pour cause d'excessive fidélité à soi, Caligula consent à mourir après avoir compris qu'on ne peut se sauver seul et qu'on ne peut être libre contre les autres.

samedi 27 novembre 2010

Le corps reflète la philosophie de vie

"Tout homme est le batisseur d'un temple, appelé son corps, au dieu qu'il revère, suivant un style purement à lui, et il ne peut s'en tirer en ce contentant de marteler du marbre. Nous sommes tous sculpteurs et peintres, et nos materiaux sont notre chair, notre sang, nos os. Toutes pensée élevée commence sur-le-champ à affiner les traits d'un homme, toute vilenie ou sensualité à les abrutir." WALDEN Thoreau

mardi 19 octobre 2010

the news

Lisons nous qu'un home a été volé, ou assassiné, ou tué par accident, qu'une maison a brulé, un navire fait naufrage, un bateau à vapeur explosé, une vache a été écrasée sur le Western Railroad, un chien enragé tué, ou qu'un vol de sauterelles a fait apparition en hiver, que point n'est besoin de lire la réédition du fait. Une fois suffit. Du moment que le principe nous est connu, qu'importe une myriade d'exemples et d'applications? Pour le philosophe, toute nouvelles, comme on l'appelle, est commérage et ceux qui l'éditent aussi bien que ceux qui la lisent ne sont autres que commères attablées à leur thé.

Thoreau - Walden

dimanche 5 septembre 2010

Fougue ambivalante

Je suis tolérant et respectueux, mais je suis aussi un grand passionné, donc parfois je verbalise mes opinions un peu trop brusquement.

lundi 31 mai 2010

Le Hérisson

"Être pauvre, laide et, de surcroit, intelligente, condamne, dans nos sociétés, à des parcours sombres et désabusés auxquels il vaut mieux s'habituer de bonne heure. A la beauté, on pardonne tout, même la vulgarité. L'intelligence ne paraît plus une juste compensation des choses, comme un rééquilibrage que la nature offre aux moins favorisés de ses enfants, mais un jouet superfétatoire qui rehausse la valeur du joyau. La laideur, elle, est toujours déjà coupable et j'étais vouée à ce destin tragique avec d'autant plus de douleur que je n'était point bête."

Muriel Barbery

vendredi 30 avril 2010

Profondeurs

"Par dessus bord regarder tourbillonner l'eau bleue. Elle était profonde à cet endroit, infiniment profonde, et animé de ce qui semblait être la vie éternelle. Mais l'eau n'a pas de forme fixe et déterminée. N'est ce pas parce que l'homme à une forme fixe et déterminée qu'il ne peut posséder la vie éternelle? La vraie vie ne commence-t-elle pas lorsque la forme tangible à été perdue?"

"Le monde est toujours plein du bruit des vagues.
Les poissons qui s'abandonnent aux vagues savent danser, chanter, jouer mais qui connait le cœur de la mer, cent pieds plus bas? Qui connait ses profondeurs?"

Fin; la parfaite lumière - Eiji YOSHIKAWA

vendredi 2 avril 2010

La Parfaite Lumière

-"... la vérité de l'érudit, seul dans son cabinet de travail , ne s'accorde pas toujours avec ce que le gros du monde considère comme la vérité."

Tout en désirant gagner
Les profondeurs des montagnes,
Je suis poussé contre ma volonté
Vers les endroits
Où habitent les hommes.